Anatomie et fonction de l’épaule

L’épaule, avec le coude, est le lien entre le cerveau et la main. L’être humain étant bipède, il doit pouvoir placer et déplacer sa main librement dans l’espace, que ce soit pour tenir des objets, pour s’exprimer ou pour créer. L’épaule, parce qu’elle est l’articulation la plus mobile du corps humain, permet cette mobilité à la fois fluide, précise et puissante. Ses merveilleuses facultés sont le propre d’une anatomie et d’une biomécanique complexes.

Quatre articulations en une

Trois « vraies » et une fausse :

1-Gléno-humérale : Formée de la tête humérale et de la cavité glénoïde (omoplate). C’est la plus importante et la plus grosse articulation et elle est la première à bouger lorsqu’on élève le bras. Cette articulation, ou la tête humérale est bien plus grosse que la glène, est structurellement instable. Elle dépend donc de tout l’appareil ligamentaire (capsule et labrum) et des tendons de la coiffe des rotateurs pour éviter les luxations.

2-Acromio-claviculaire : Jonction de l’extrémité latérale de la clavicule avec l’acromion (faisant partie de l’omoplate). Elle est peu mobile (quand on élève le bras au-dessus de la tête) mais sa fonction première est de fixer le membre supérieur au reste du corps (avec l’articulation sterno-claviculaire).

3-Sterno-claviculaire : C’est la Jonction entre le sternum et la clavicule. Peu mobile, elle complète l’acromio-claviculaire.

4-Scapulo-thoracique : Ce n’est pas une vraie articulation mais plutôt le mouvement de glissement entre l’omoplate (scapulae) et le gril thoracique déterminant la position de l’omoplate, et donc, ceux de la glène et de l’articulation gléno-humérale. Dépend de l’intégrité musculaire et d’une certaine « harmonie » dans la séquence de leur contraction, souvent perturbée suite à une blessure.

Muscles de puissance et muscles de stabilité

La fonction de l’épaule impliquant quatre articulations, certains groupes musculaires assurent le positionnement optimal des structures osseuses (c’est le cas des muscles de la coiffe des rotateurs qui placent la tête humérale devant la glène et des muscles déplaçant l’omoplate), tandis que d’autres sont voués à la force et à la puissance (deltoïdes, grands pectoraux, grands dorsaux).

Bien entendu, les muscles de force ne peuvent atteindre leur fonction maximale que si les muscles de stabilité fonctionnent de façon optimale. Il est par ailleurs fréquent en médecine sportive de constater une disproportion dans le développement des deux groupes et qui sont à l’origine des lésions tendineuses ou capsulaires.

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André Desrosiers