Tendinite du coude – Épicondylite (tennis elbow)

Très fréquente et rarement reliée à la pratique du tennis, l’épicondylite affecte l’attache des muscles court extenseur du poignet côté radius et des extenseurs des doigts à l’humérus externe distal (épicondyle).
Le tendon dégénère soit à cause de son utilisation abusive (sportive, professionnelle ou autre), soit pour des raisons « personnelles ». Des déchirures à l’intérieur du tendon peuvent survenir.

Chez 90% a 95% des patients, la guérison est spontanée. Plusieurs traitements conservateurs existent : repos, orthèses, anti-inflammatoires oraux, cryothérapie, physiothérapie, ergothérapie, acupuncture, ondes de choc, etc. Les injections de cortisone sont de plus en plus abandonnées, car bien qu’elles procurent un bienfait temporaire, elles ont tendance à causer des déchirures. Les injections de plasma riche en plaquettes (PRP) sont devenues très populaires pour les épicondylites, causant la guérison dans plus de 70% des cas. Nous les pratiquons à notre bureau (sous guindance par ultra-sons) s’il n’y a pas de déchirure importante du tendon à l’échographie.

Si la douleur ne se résorbe pas après 6 mois de traitement (certains préfèrent attendre 12 mois), il convient d’aller plus loin. L’IRM ou l’échographie pourront révéler une déchirure ou la gravité de la tendinopathie.

Quand le traitement conservateur échoue, la solution est la chirurgie. Il s’agit d’une intervention dont la mauvaise réputation n’est pas du tout fondée : des études sérieuses révèlent en effet que le taux de succès frôle les 85% ou 90%, quand le diagnostic est d’abord bien posé.

Le temps de guérison, variable d’un individu à l’autre, est de 3 à 5 mois.

Il existe plusieurs techniques chirurgicales. Celle que j’utilise depuis plusieurs années se fait sous anesthésie locale (comme chez le dentiste!), et implique le détachement du tendon épicondylien qui ira se cicatriser sur son voisin (intact) : le long extenseur du poignet. Le coude est mobilisé dès le lendemain, de façon à ce que la cicatrisation se fasse sans tension exagérée dans tout l’arc du mouvement. La physiothérapie est rarement nécessaire et les complications (infections, enraidissements, lésions neurologiques ou vasculaires) sont peu fréquentes.

« ..je me suis déchiré le biceps gauche à 90%, 1 semaine après j’avais un rendez-vous avec Dr Beauchamp… après 4 mois, j’ai retrouvé la pleine utilisation de mon bras gauche comme si rien n’était arrivé ! Dr Beauchamp merci. »

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