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Dr MARC BEAUCHAMP MD FRCSC
Clinique Orthopédie privée Montréal, Canada Chirurgie épaule - coude - arthroscopie
Private orthopedic surgery Montreal, Canada
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Anatomie du coude

Capsulite de l'épaule

Désamorçons la bombe immédiatement : la capsulite de l'épaule est une condition bénigne qui guérit spontanément et sans chirurgie, sauf dans de très rares cas.

Cliniquement, la capsulite de l'épaule ressemble d'abord à une bursite ou une tendinite (douleur à l'effort, nocturne) mais, au fil des semaines, l'épaule devient de plus en plus raide. C'est la première phase : inflammatoire. Ensuite, il semble que tout mouvement disparaît : c'est la phase « frozen shoulder » . L'inflammation a alors formé de la fibrose excessive sur la capsule de l'épaule et l'a rendue adhérente. On éprouve alors du mal à élever le bras ou à placer la main derrière le dos. Lors de la troisième et dernière phase dite de résolution, le mouvement se rétablit aussi spontanément qu'il est disparu. Temps habituel : entre 6 et 18 mois.

La cause ? Elle est inconnue la plupart du temps, (en clinique, on utilise présomptueusement le terme « idiopathique », désignant ainsi le médecin comme l'idiot et le patient comme le pathétique). Est probablement en cause un phénomène de cicatrisation exagérée (i.e. un système immunitaire qui produit trop de fibrose) consécutif à une lésion très mineure ou à une immobilisation prolongée. Les gens présentant d'autres désordres auto-immuns (tel le diabète ou les pathologies de la thyroïde) courent d'avantage de risque et ont des épisodes plus sévères. Heureusement, le corps humain possède des facultés de « bio-feed back » qui tendent à corriger le tir et à résorber progressivement la fibrose déposée. Le hic, c'est que cela prend du temps, parfois jusqu'à deux ou trois ans (chez les diabétiques insulinodépendants).

Le traitement vise à préserver les mouvements (exercices, physiothérapie), et à contrôler l'inflammation (s'il y en a ) avec des médicaments anti-inflammatoires, de la glace, des injections de cortisone (phase 1). L'arthrographie distensive (injection d'eau additionnée de cortisone dans l'articulation glénohumérale, pratiquée par le radiologiste sous fluoroscopie) peut être très efficace. En phase 2 (épaule gelée) , l'entêtement à mobiliser n'est pas nécessaire et cause souvent des douleurs musculaires dans la région de l'omoplate et peut réactiver l'arthrose cervicale. Mieux vaut un traitement de confort en attendant le beau temps!

Considérant tout ce qui précède, la chirurgie, ou la manipulation sous anesthésie, est difficile à justifier, sinon par l'impatience. Si elle n'était pas occasionnellement la cause de complications majeures (fracture, déchirure de coiffe, section de nerfs, etc.), sa pratique serait légitime. Or, cela est encore moins le cas pour une pathologie qui a tendance à guérir toute seule…

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